lundi 12 janvier 2015

La liberté d'expression, parlons-en...

Suite aux événements malheureux qui ont eu lieu à Paris, on parle beaucoup de liberté d'expression. A-t-on le droit de tout dire ? Quelles sont les limites de la liberté d'expression ?



En ce qui nous concerne, nous avons reçu des menaces, des insultes, des intimidations pour avoir partagé notre point de vue et mis le doigt sur les problèmes qui touchent la commune. Nous avons également été traités de larbins à la solde de certaines personnes, de menteurs, de polémistes alors que nous ne faisons que raconter ce qui existe et qu'on essaie de nous cacher. Tout cela est fait dans le but de nous faire peur, de nous décourager, nous décrédibiliser et de nous pousser à arrêter ce que l'on fait.

Par exemple:

1. Le 21.10.2013 vers 20:00, je quittais l'assemblée générale Axe Louvain concernant le projet Axe Louvain lorsque j'ai été interpellé par le bourgmestre Emir Kir à la sortie, accompagné de son chef de cabinet Mr Christian Boiketé. Le Bourgmestre m'a alors demandé si j'étais bien la personne qui publiait des articles concernant la commune sur Facebook. Lorsque j'ai confirmé il m'a d'abord dit que je n'avais rien à faire à cette assemblée car pas inscrit (faux car j'assistait à la réunion publique) il a ensuite posé une rafale de questions: vous êtes qui exactement ? D'où venez-vous ? Habitez-vous vraiment Saint-Josse, je ne vous ai jamais vu ? Pourquoi faites-vous cela ? Une tentative d'intimidation vaine pour que j'arrête d'écrire. Je ne l'ai jamais croisé/revu/eu à faire à lui depuis.


2. Le 26.11.2013, lorsqu'une tennoodoise était venue dénoncer l'attitude de l'échevin du logement, Philippe Boiketé, elle avait été intimidée (elle a supprimé son message par la suite) et les administrateurs du groupe Facebook avaient été menacés par cet échevin qui avait demandé la suppression du message diffamatoire.

3. Le 17.10.2013, lorsque nous avions publié une photo du Mirano Continental montrant le chef de cabinet du bourgmestre Mr Christian Boiketé, frère de l'échevin Philippe Boiketé, dans une situation visiblement embarrassante, nous avions reçu un message sur Facebook de son conseil juridique nous demandant de supprimer la photo car elle le montrait dans la sphère privée. Peut-on nous expliquer alors pourquoi cette photo a été partagée publiquement ? Pourquoi ne peut-on pas partager une photo montrant une personne dans une soirée/discothèque alors que ce type de photos pullulent sur Internet ? C'est finalement Facebook qui a décidé de supprimer cette photo

4. Le 27.11.2013, lorsque nous avions partagé un article concernant un conseiller du bourgmestre Emir Kir, Mr Hasan Goren, et que nous nous étions interrogés sur la véritable fonction de ce monsieur, nous avons reçu des insultes sur Facebook d'un utilisateur habitant en Turquie, un très jeune garçon. Comment un  jeune garçon, ne parlant pas français, prend l'initiative de venir parler de choses qu'il ne sait pas . Qui lui a demandé de venir nous insulter et pourquoi ?

5. En bloquant notre compte Twitter, Mr Emir Kir montre-t-il qu'il est un défenseur de la liberté d'expression ?

6. Sept/Oct 2014 : Lorsque les occupants d'un squat (immeuble sis Place Quetelet) ont voulu faire une interpellation citoyenne au conseil communal, des personnes ont, sous la pression, étrangement demandé à ce que leur signature soit retirée. Un climat de peur qui a toujours régné dans la commune, qui continuera visiblement de régner, peu favorable à un climat de libre expression.

Il existe encore des dizaines d'autres exemples, sans oublier l'enregistrement des conseils communaux et l'interdiction d'utiliser le blason communal, deux autres méthodes que la commune utilise pour essayer de nous réduire au silence et nous empêcher de faire usage de notre droit de critiquer et parler de ce qui se passe chez nous.

La liberté d'expression bafouée, c'est parfois pas très loin de chez nous.

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