vendredi 17 février 2017

Kir n'a pas voté contre le gel de l'adhésion de la Turquie à l'UE

Le PS de Kir a voté pour le gel de l'adhésion de la Turquie à l'UE. Emir Kir n'était pas présent pour voter. Aucune déclaration ni explication de sa part concernant le vote de son parti. Une incompréhension de plus pour la diaspora turque après son vote pour la reconnaissance du génocide arménien et leurs positions peu claires concernant le PKK.

Kir fuit ses responsabilités fédérales
http://www.lamanchette.be/main/2017/02/17/federal-deputes-belgo-turcs-votent-contre-la-turquie-a-lue/

http://www.lesoir.be/1441842/article/actualite/belgique/2017-02-16/chambre-reclame-gel-procedure-d-adhesion-turquie-l-ue

http://www.lalibre.be/actu/international/la-chambre-veut-le-gel-de-la-procedure-d-adhesion-de-la-turquie-a-l-ue-erdogan-utilise-la-tentative-de-coup-d-etat-58a60413cd703b9815446425

Article en turc qui a disparu de la toile : http://www.belturkhaber.be/turk-kokenli-vekillerden-turkiye-aleyhine-evet/

TÜRK VEKİLLERTÜRK KÖKENLİ VEKİLLERDEN ‘EVET’

Belçika Temsilciler Meclisi’nde Türkiye’nin Avrupa Birliği Üyelik Müzakerelerinin Dondurulması teklifine , Türk kökenli 4 Milletvekili “Kabul” oyu kullandı.Belçika Temsilciler Meclisi’nde kabul edilen “Türkiye’ye IPA II Çerçevesinde Sağlanan Yardımların ve Avrupa Birliği Üyelik Müzakerelerinin Dondurulması” konulu tavsiye kararına Türk asıllı Federal Milletvekileri Veli Yüksel (CD&V), Zuhal Demir ( N.VA ), Charleroi Bölgesinden Federal Milletvekili Özlem Özen (PS ) ve Belçika Yeşiller Partisi Genel Başkanı Meyrem Almacı, “ Kabul” oyu kullandılar. Aslen Fas kökenli olup anne tarafından Türk kökenli olan Nawal Ben Hamou’da evet veren vekiller arasında yer alırken;Toplamda 134 kabul oyuna karşılık 5 milletvekili Dewinter Filip, Hedebouw Raoul, Pas Barbara, Penris Jan, Van Hees Marco oylamada çekimser kaldılar.Federal Milletvekili ve Saint-Josse Belediye Başkanı Emir Kır ve Federal Milletvekili Fatma Pehlivan oylamaya katılmadılar.. Dışişleri sözcüsü Müftüoğlu:Belçika’nın bu kararını tanımıyoruz.Dışişleri Bakanlığı Sözcüsü Büyükelçi̇ Hüseyi̇n Müftüoğlu, Belçika Temsilciler Meclisi’nde kabul edilen ‘Türkiye’ye IPA II Çerçevesinde Sağlanan Yardımların ve Avrupa Birliği Üyelik Müzakerelerinin Dondurulması’ konulu tavsiye kararı hakkında kendisine yöneltilen bir soruyu cevapladı.Belçika Temsilciler Meclisinde 16 Şubat 2017 günü kabul edilen “Türkiye’ye IPA II Çerçevesinde Sağlanan Yardımların ve Avrupa Birliği Üyelik Müzakerelerinin Dondurulması” konulu tavsiye kararını kınıyoruz.​​Ulusal parlamentoda bu gibi tek yanlı bir kararın alınması, ülkemizin Avrupa Birliğiyle ilişkilerinin ilerletilmesine yönelik karşılıklı çabalara katkı sağlamaktan uzak bir yaklaşımdır.​Belçika Temsilciler Meclisinin bu kararını tanımıyor ve Belçikalı Parlamenterlerin 15 Temmuz sırasında ülkemizde yaşananları ve terörle mücadelemizi anlamaktan uzak olduklarını müşahade etmekten esef duyuyoruz.


Autre article : http://www.beyazgundem.com/dunya/belcikada-turk-kokenli-4-vekilden-turkiye-karsiti-karar-h407142.html


Document parlementaire
https://drive.google.com/file/d/0B6LV4ouSM7_DYlhHb2Y2Skg3U1E/view?usp=sharing

DOC 54 2080/004 - 10 février 2017
PROPOSITION DE RÉSOLUTION relative au gel de la procédure d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne
A. vu la tentative infructueuse de coup d’État surve-
nue en Turquie le 15 juillet 2016;
B. constatant que le président Recep Tayyip Erdogan a utilisé cette tentative de coup d’État pour débarrasser son pays des opposants politiques et non uniquement sanctionner les auteurs de ce coup d’État, étant donné
que, jusqu’à présent, 7 878 militaires, 6 986 professeurs
d’université, 41 680 enseignants, 9 331 officiers de
police et 323 agents ont été licenciés ou mis en dis-
ponibilité. Au total, 42 500 personnes ont été arrêtées,
dont plus de 31 000 sont encore en détention, et des
biens d’une valeur totale d’environ 4 milliards d’euros
ont été saisis;
C. soulignant l’importance stratégique de bonnes
relations entre l’Union européenne (UE) et la Turquie;
D. vu le statut de la Turquie de candidat à l’adhésion
à l’Union européenne depuis 1987;
E. considérant que les négociations en vue de l’adhé-
sion de la Turquie à l’Union européenne ont été ouvertes
le 3 octobre 2005, mais qu’elles se sont enlisées depuis
2007 déjà, seul un chapitre ayant jusqu’ici été clôturé
avec succès, 15 chapitres étant actuellement ouverts
et 17 demeurant provisoirement fermés;
F. vu le rapport 2015 de la Commission européenne
sur les progrès accomplis par la Turquie (SWD(2015)216),
dans lequel on constate, après plusieurs années d’avan-
cées, un sérieux coup d’arrêt dans les progrès enregistrés
en matière de liberté d’expression;
G. vu le rapport 2016 de la Commission euro-
péenne sur les progrès accomplis par la Turquie
(SWD(2016)366), qui exprime de vives inquiétudes sur
la conformité de la législation turque avec les normes
européennes en matière d’État de droit et de principes
démocratiques, le nombre limité de mesures prises
pour prévenir ou réprimer la violence liée au genre et la
violence à l’encontre des minorités, et la pression crois-
sante exercée sur la liberté d’expression et les médias;
H. vu la résolution du Parlement européen du
14 avril 2016 sur le rapport 2015 sur la Turquie
(2015/2898(RSP)) dans laquelle le Parlement européen
“est vivement préoccupé, compte tenu du recul en ma-
tière de respect de la démocratie et de l’état de droit en
Turquie, par le ralentissement considérable du rythme
global des réformes en Turquie ces dernières années
et par la régression observée dans certains domaines
essentiels, tels que l’indépendance du pouvoir judi-
ciaire, la liberté de réunion, la liberté d’expression et le
respect des droits de l’homme et de l’état de droit, qui
éloigne de plus en plus la perspective de la réalisation
des critères de Copenhague que les pays candidats
doivent respecter”;
I. vu la résolution du Parlement européen du
24 novembre 2016 sur les relations entre l’Union eu-
ropéenne et la Turquie (2016/2993(RSP)), qui appelle
la Commission et les États membres à geler tempo-
rairement les négociations d’adhésion en cours avec
la Turquie;
J. vu la motion du 27 septembre 2016 par laquelle
la Deuxième Chambre néerlandaise demande au gou-
vernement néerlandais de suspendre l’aide préalable
à l’accession accordée à la Turquie;
K. vu l’engagement pris par la Commission euro-
péenne et le Conseil lors de la conférence périodique
d’adhésion du 30 juin 2016, selon lequel l’Union
européenne œuvrerait à “une relance du processus
d’adhésion”;
L. considérant que cela fait plusieurs années que
l’Union européenne investit dans la préparation de
l’adhésion turque par le biais de l’instrument d’aide de
préadhésion. Pour la période 2014-2020, 4,453 milliards
d’euros ont été dégagés en vue de stimuler les réformes
nécessaires, dont 35,5 % sont affectés aux réformes en
matière de justice, de droits fondamentaux et d’affaires
intérieures;
M. considérant que le respect de l’État de droit,
et plus particulièrement la séparation des pouvoirs,
la démocratie, la liberté d’expression, les droits de
l’homme, les droits des minorités et la liberté de religion,
est essentiel dans le processus de négociation;
N. constatant que l’Union européenne a déjà consa-
cré, rien qu’en 2016, 240 millions d’euros à la promotion
de la démocratie et des droits de l’homme en Turquie;
O. constatant que la démocratie et les droits fon-
damentaux sont mis sous pression par le régime turc
depuis les élections législatives turques de juin 2015,
notamment par la limitation de la liberté d’expression,
de la liberté de réunion et de l’indépendance du sys-
tème judiciaire;
DEMANDE AU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL:
1. de plaider au niveau européen en faveur de la
suppression du budget alloué à la Turquie par le biais
de l’instrument d’aide de préadhésion (IAP II);
2. de plaider au niveau européen pour qu’une partie
des fonds ainsi libérés soit utilisée pour soutenir la
société civile turque et les organisations non gouver-
nementales par le biais de l’Instrument européen pour
la démocratie et les droits de l’homme;
3.de plaider au sein du Conseil de l’Union euro-
péenne en faveur d’un gel temporaire des négociations
d’adhésion entre l’Union européenne et la Turquie;
4. de plaider au niveau européen en faveur d’un arrêt
automatique des négociations d’adhésion entre l’Union
européenne et la Turquie en cas de rétablissement de
la peine de mort par la Turquie.

Détails, interventions et votes nominatifs
https://drive.google.com/file/d/0B6LV4ouSM7_DZUVUX2MtRm9fLVU/view?usp=sharing

Intervention du PS

Philippe Blanchart (PS): Monsieur le
président, monsieur le ministre, chers collègues,
j'aimerais, comme je le fais à chaque fois lorsque
j'interviens dans cette assemblée à propos de la
Turquie, rappeler qu'il s'agit d'un État ami et que
les liens historiques, géopolitiques, économiques,
sociaux et humains qui nous unissent sont, on le
sait, essentiels. Quoi que l'on dise ou fasse, la
Turquie est et restera géographiquement un pays
qui nous est proche. C'est une évidence. Et c'est
justement parce qu'on est amis et que l'on est
voisins que l'on ne peut admettre, sous aucun
prétexte, les violations de l'État de droit qui y
prennent place, comme l'ont encore attesté les
auditions que nous venons d'avoir en commission.
Je pense, évidemment aux arrestations massives
d'opposants politiques, de fonctionnaires, de
journalistes, de responsables politiques, de
romanciers, d'intellectuels, d'universitaires… La
liste est encore longue. Je pense aussi aux
interdictions de la gay pride, aux manifestations
de l'opposition, réprimées, ou encore à la volonté
de rétablir, dans les plus brefs délais, la peine de
mort; tout cela, alors qu'en parallèle, le toutpuissant
président Erdogan a validé la révision
constitutionnelle renforçant ses pouvoirs et qu'une
consultation populaire est prévue le 16 avril Va-ton
assister à de nouvelles démonstrations de
force et d'intimidation dans cette perspective?
Telle est ma crainte!
En tant que membre du Conseil de l'Europe, je ne
le répèterai jamais assez, il ne suffit pas d'être élu
pour faire ce que l'on veut avec l'État de droit et la
Charte européenne des droits de l'Homme. J'ai ici même tenu, il y a quelques temps, le même
discours sur plusieurs État européens, euxmêmes,
aussi, membres du Conseil de l'Europe,
comme l'est d'ailleurs la Turquie depuis le
13 avril 1950.
Hélas, dans un autre contexte, les initiatives visant
la Pologne, par exemple, n'ont pas pu emporter
l'adhésion de notre assemblée. À raison, on parle
toujours de la Turquie et de sa candidature
d'adhésion à l'Union européenne. Mais jamais de
l'appartenance effective de la Turquie à la Charte
européenne des droits de l'Homme. J'attends
donc de notre diplomatie et de notre ministre des
Affaires étrangères qu'ils prennent également des
initiatives concrètes au sein du Comité des
ministres du Conseil de l'Europe.
J'en viens maintenant à la proposition de
résolution qui nous est soumise aujourd'hui et que
mon groupe a soutenue en commission des
Relations extérieures.
Celle–ci repose sur trois demandes principales
extrêmement claires et qui cadrent avec les
propositions adoptées par les eurodéputés
socialistes lors du même débat au Parlement
européen.
Nous voulons que le gouvernement plaide au
niveau européen pour qu'une partie des fonds
ainsi libérés soit utilisée pour soutenir la société
civile turque et les organisations non
gouvernementales par le biais de l'instrument
européen pour la démocratie et les droits de
l'homme; qu'il plaide au sein du Conseil de l'Union
européenne en faveur du gel temporaire des
négociations d'adhésion entre l'Union européenne
et la Turquie; qu'il plaide au niveau européen en
faveur d'un arrêt automatique des négociations
d'adhésion entre l'Union européenne et la Turquie
en cas de rétablissement de peine de mort par ce
pays.
Comme je l'ai dit, si des mesures diplomatiques
fortes s'imposent dans le cadre de la procédure
européenne d'adhésion au sein du Conseil de
l'Europe, nous devons être attentifs à laisser la
porte ouverte, en espérant connaître rapidement
et définitivement une désescalade du délire
autocratique du régime Erdogan.
Nous devons aussi, impérativement, être attentifs
à ce que cette attitude forte n'ait pas de
conséquences encore plus néfastes et d'isolement
sur l'opposition pacifique et démocratique ou sur
la société civile et les Turcs eux-mêmes.
Rappelons que M. Erdogan – et je suppose que
c'est à son grand dam – ne représente pas 100 %
de l'opinion publique turque! N'isolons pas
davantage les forces progressistes et
démocratiques de ce beau pays!
J'aimerais également rappeler que nous sommes
solidaires avec la Turquie dans sa lutte contre le
terrorisme et Daesh et que nous condamnons
tous les actes de barbarie sur son sol, dont
d'ailleurs un Belge a été la victime il y a peu de
temps.
De même, mon groupe a condamné le plus
fermement à l'époque le coup d'État militaire tel
qu'il s'est produit en Turquie, où des civils ont
perdu la vie et où le parlement a été bombardé. Le
changement politique ne peut venir de la force par
la force et en bafouant l'État de droit.
Ces faits ne peuvent servir d'alibi. L'État de droit et
la démocratie ne se négocient pas, de même que
les droits de l'opposition et des minorités.
Bien sûr, il est intolérable que certains tentent par
la force de s'en prendre aux institutions d'un pays,
mais c'est à la justice indépendante qu'il revient
de faire son travail pour juger les putschistes ou
les terroristes et non à M. Erdogan.
Il est intolérable de voir ainsi utiliser des structures
d'un État pour procéder à un grand nettoyage et
mettre à mal les droits fondamentaux et la
démocratie.
Quelle autre analyse serait possible quand on doit
faire face à de tels faits? Comment pourrait-on
admettre qu'il soit possible d'arrêter près de
20 000 personnes, quelques heures après ce
putsch raté, dont des juges, des fonctionnaires,
des enseignants et des journalistes? Serait-ce
même envisageable? Comment pourrait-on
admettre qu'une telle purge soit compatible avec
l'État de droit? C'est invraisemblable! Devrionsnous
faire semblant de ne rien voir quand le
président d'un État membre de l'Europe et de
l'OTAN plaide ouvertement pour le rétablissement
de la peine de mort? La réponse à ces questions
est clairement non.
Cette résolution l'indique et trace une ligne rouge
épaisse. Je crains que M. Erdogan ait déjà un
pied sur cette ligne rouge. J'espère qu'il fera
marche arrière plutôt que de la franchir en ayant
transformé un coup d'État militaire inacceptable
en un coup d'État politique dangereux et souvent
liberticide.

 Je conclurai en rappelant que certes, et c'est
l'essentiel, nos États sont fortement liés. Ce n'est
pas parce qu'on est partenaires que l'État de droit
ou les valeurs européennes se négocient. La
Charte européenne des droits de l'Homme et les
traités européens ne sont pas de vulgaires
chiffons de papier. Bien évidemment, cela doit
s'appliquer à tous les États membres du projet
commun. Nous essayons de construire ce projet,
depuis près de 70 années, avec toutes les
difficultés que nous connaissons, mais il est tout
aussi évident que ces règles s'appliquent à ceux
qui prétendent vouloir entrer dans notre projet.
C'est à prendre ou à laisser. Nous serons
inflexibles en la matière et c'est donc avec force
que l'ensemble des membres de mon groupe
soutiendra ce texte et appelle notre gouvernement
à enfin sortir de sa réserve, en ce compris au sein
du Conseil européen. Il est vraiment temps.

Intervention du cdh (ancien parti de Mahinur Ozdemir)

Georges Dallemagne (cdH): Monsieur le
président, beaucoup d'arguments de fond ont déjà
été développés par les collègues. Je me joins à
ces arguments qui justifient aujourd'hui le gel des
négociations de l'adhésion de la Turquie à l'Union
européenne. Il nous semble effectivement qu'en
éliminant la démocratie et l'État de droit en
Turquie, le président Erdogan a tourné depuis
longtemps le dos au projet européen et à ses
valeurs. Je ne vais pas revenir sur l'ensemble des
éléments. Mon intervention était plutôt une
interpellation à l'égard du ministre des Affaires
étrangères puisque cette résolution est soutenue
par l'immense majorité de nos collègues.
J'aurais voulu savoir quelles initiatives il allait
concrètement prendre pour pouvoir la mettre en
oeuvre.
Il y a notamment le premier point du dispositif de
la résolution qui demande qu'on arrête
effectivement le subside pour les réformes en
matière de justice et de droits de l'homme en
Turquie. C'est évidemment de l'argent totalement
gaspillé aujourd'hui. Ce sont des sommes
considérables, puisque rien qu'en 2016, c'est une
somme de 250 millions d'euros qui a été
totalement inutilement dépensée à l'égard des
autorités turques pour tenter de rétablir ou de
conforter l'État de droit. Le moins qu'on puisse
dire, c'est que c'est un échec cuisant. Je pense
qu'il est temps de refermer ce robinet. Au total,
pour la période 2014-2020, il est prévu plus de
4,4 milliards d'euros pour les réformes en matière
de droits de l'homme en Turquie. Quand cette
gabegie pourra-t-elle s'arrêter?
Le deuxième élément de notre résolution plaide
pour qu'une partie au moins de ces sommes soit
dépensée à l'égard de la société civile. On sait
qu'il y a évidemment des démocrates en Turquie,
de nombreuses personnes qui souhaitent que les
libertés soient préservées. Comment peut-on
aider les Turcs épris de liberté? Comment
l'Europe peut-elle faire en sorte que ce pays ne
sombre pas totalement sous la férule du régime
actuel et qu'il puisse y avoir encore, là-bas, des
ONG, des associations, une société civile, des
médias qui puissent défendre les libertés
fondamentales?
Monsieur le président, monsieur le vice-premier
ministre, chers collègues, mes questions sont les
suivantes. Quel est l'état actuel de la discussion
au plan européen, puisque le Parlement européen
a voté une résolution qui est semblable à la nôtre?
Quel sera le calendrier par rapport au gel des
négociations de l'adhésion de la Turquie avec
l'Union européenne? Voilà l'essentiel de ce que je
voulais dire et les questions que je souhaitais
poser au ministre des Affaires étrangères. Je vous
remercie.

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Boycott PS - “Artık PS’e oy yok”
Article Yenivatan : http://www.yenivatan.be/artik-pse-oy-yok/ 

90’lı yılların ortalarında, dönemin Belçika hükümeti yabancı kökenlilere vatandaşlık konusunda bir takım kolaylıklar sağladı. Dönemin siyasi partilerinin kapılarını Türk kökenlilere açmasıyla ise, Belçikalı Türklerin Belçika siyasetiyle tanışmasına vesile oldu.
Birçok Türk, farklı farklı partilerden aday olarak, güzel vaatler karşılığında Türk toplumundan oy istedi. Oy uğruna cami kapısından geçmeyenler, camilere gelip dindar, ardından Atatürkçü derneğine giderek bir numaralı Atatürkçü oldular. Türklerin oy kullanmadığı dönemlerde PKK’lılara yardım eden partileri şirin gösterenler de oldu, İslam karşıtı partileri Müslüman dostu gösterenler de. Velhasılı kelam, bu durum bugüne kadar bir şekilde sürüp geldi.
Ancak o dönemde bu süreci en iyi şekilde kullanan parti şüphesiz Sosyalist Parti oldu.
Fakat bu son dönemde, birçok vatandaşın ciddi ciddi “Artık PS’e oy yok” dediğine şahit oluyoruz. Sebebi sorulunca, farklı türlerden sesler çıkıyor. Kimisi ilgisizlikten, kimizi haksızlıktan, kimisi Türkiye düşmanlığından, kimisi iş bulamamaktan, kimisi sözde Ermeni soykırımı tasarısından vs… gibi konulardan şikayetçi.
***
Bunun en bariz örneğine geçtiğimiz Cumartesi günü Brüksel’de “Küçük Anadolu” diye adlandırılan mahallede düzenlenen ve bayramdan sonra her şeye benzeyen sözde esnaf bayramında şahit olduk.
Brüksel Bölge Milletvekili Hasan Koyuncu ile sözde bayramın yapıldığı sokakları turlarken, Saint-Josse belediyesi sınırları içerisinde ikamet eden ve çok yakinen tanıdığım bir ağabey, Hasan Koyuncu’yu yoldan çevirdi. İlk önce Hasan Koyuncu’ya ailecek 20 oyları olduğunu hatırlatan vatandaş, “Fakat bundan sonra PS’e 1 tane oyumuz yok.” diyerek cümlesini devam ettirdi ve Belçikalı Türk olarak hissettikleri hayal kırıklıklarından söz etti.
Oradan ayrıldıktan sonra daha önce uyarılarımı ciddiye almayan Hasan Koyuncu bir hayli şaşırmış ve işin ciddiyetini anlamış gibi görünürken, artık parti olarak bir şeylerin yapılması gerektiğini izah etti.
Fazla zaman geçmeden iki arkadaşla bir kahvehanenin terasına oturduk. Birisi Schaerbeek’te PS’li belediye meclis üyesi diğeriyse aynı belediyeden PS’li belediye meclis üyesi olan bir bayanın eşi. Her ikisi de tuzu kuru olan vatandaşlarımızdan. Olayı her ikisine de anlattım fakat kabullenmek istemediler. “Paşa gönlünüz bilir.” dedim geçtim. Aslında çok da önemli değil. Yarın durumun ciddiyetini farkederler fakat iş işten geçmiş olur.
***
Özellikle bu son yıllarda sahalarda aktif olan birisi olarak Türk toplumunun artık Sosyalist Parti’ye karşı olumsuz düşünmeye başladığını gözlemlediğimi üstüne basa basa sölüyorum. Artık birçok vatandaş yeni alternatifler peşinde. Bu durumu birçok Sosyalist Partili seçilmiş arkadaşlara defalarca iletmiş olmama rağmen, pek ciddiye alınmadım.
Kısa adı PS olan Sosyalist Parti, Türk toplumunu yakından ilgilendiren konuları bir dönem seçim malzemesi yapmasını bildi ve o süreci iyi kullanarak uzun süre Türklerin büyük ölçüde oy alan parti oldu. Yıllarca “Liberaller kazanırsa sosyal yardımlarınız kesilir” gibi korku politikasına dayanan ve buna benzer örnek gösterebilecek çok sayıda propagandalar yapıldı ve bu sayede de çok oy toplandı. Bunlar yapılırken Türk toplumunu memnun edecek fikirler üretilemedi.
Ancak yanlış propagandaların bir süre sonra bir şekilde sona ereceği hesaba katılmadı. 90’lı yılların sonuna doğru dünyaya gelenler artık oy kullanma çağındalar. Bu jenerasyona ait gençler, dedeleri gibi veya babaları gibi düşünmüyorlar. Birçoğu eğitim görüyor ve neyin ne olduğunun farkında. Dedeleri gibi biraz para biriktirip Türkiye’ye göç etme derdinde değiller. Bu gençleri dedeleri gibi veya babaları gibi kandırmak veyahut kafalamak öyle kolay iş değil.
Daha önceki yazılarda da belirttim. Şayet bu gençler için bir şeyler yapılmazsa, şimdiki seçilmiş arkadaşlarımızın birçoğu gelecekte seçilemezler. Bu seçilmiş arkadaşlarımız zaten Belçikalılardan oy alamıyorlar.
Bizden uyarması. Koltuklarında oturarak toz pembe hayaller görenler artık ya gerçekleri görüp bu toplumun sorunlarıyla ciddi bir şekilde ilgilenirler ya da gün gelir o koltuklardan alaşağı olurlar. Bu şekilde de o toz pembe rüyalı son bulur.
Cafer Yıldırımer

 
Emir Kir et le HDP


Emir Kir et le CHP (avec Kemal Kılıçdaroğlu)


Emir Kir et Erdogan

 

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